communication non violente les mots sont des fenêtres

Le livre qui a changé ma parentalité – Les mots sont des fenêtres ou bien se sont des murs

Il existe des livres qui changent à jamais votre vie. Dans ma vie d’entrepreneur, je ne pourrai pas continuer cet article sans vous citer Convaincre en moins de 2 minutes, ou bien La loi de l’attraction, et aussi Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent. Et dans ma vie de parent, de papa bienveillant ? Parmi la multitude de livres j’ai retenu Les mots sont des fenêtres.

Voilà quelques semaines, j’ai proposé un carnaval d’articles sur le thème : Le livre qui a changé votre parentalité.
Je vous présente celui qui a retenu toute mon attention : Les mots sont des fenêtres de Marshall B.Rosenberg.

Retenir une seule idée : sa méthodologie

Marshall Rosenberg a créé et diffusé la communication non violente (CNV). Pour éviter toute réaction violente, il a mis au point une méthode en 4 temps (comme une partition de musique à suivre).

En respectant ces 4 temps avant de parler, nous nous assurons une réelle bienveillance dans nos mots. Cela créera un climat de confiance et d’écoute.

1. J’observe ce qu’il se passe

Il est trop facile de faire un jugement sur ce que l’on dit.

Avec nos motivations bien trop souvent égoïstes, nous en oublions l’autre. Et nous souhaitons parler, sans réellement faire le point sur ce qu’il se passe.

Posons-nous, et observons la situation : que se passe-t-il ?
Est-ce que je ressens du bien-être, ou bien est-ce contraire à mon bien-être ?

Posez-vous la question : quels sont les faits ? (et uniquement les faits)

2. Je ressens

Après avoir fait un état des lieux, il est important de s’écouter et de se poser la question : qu’est-ce que je ressens ?

Suis-je heureux, en colère, frustré, .. ? Il s’agit ici d’être le plus précis dans les sentiments que l’on ressent.

Plus on est précis, plus on peut savoir ce que l’on a, ce que l’on aura besoin.

3. Précision des besoins

Après avoir défini ce que l’on ressent, nous sommes plus à même d’exprimer ce que nous avons besoin.

A-t-on besoin de plus d’ordre, de calme ? Ou bien est-ce un besoin de sérénité, d’amour ?

Cette phase de précision des besoins est importante, elle est primordiale avant d’émettre une demande.

4. Je demande, pour mon bien-être

Nous sommes alors prêt à effectuer une demande à l’autre.

Cette demande est précise, claire, et sans jugement, sans violence, ni attaque.
Elle est compréhensible, sans ambiguïté ni implicite.

Ce que ça m’a apporté pour moi, parent

Cette méthodologie peut paraître longue et fastidieuse. Et elle l’est, surtout au début de la mise en place.

Par moment, l’on n’a pas envie de tout appliquer, on a juste envie qu’on nous laisse tranquille.
Et pour que l’autre accède à notre requête, l’on dit (crie ?) :

“Laisse-moi tranquille”, ou bien “Va dans ta chambre, je suis occupé”.

Avec le ton qui va bien, bien sûr. Et c’est là que nos enfants vont faire tout le contraire de ce que l’on a souhaité : soit ils vont crier, soit vous embêter encore plus.

Et quel sera le résultat ? Je vous laisse deviner.

On exige pas, on demande.

Grâce à ce livre Les mots sont des fenêtres, j’ai appris à émettre des demandes non violentes, à mon enfant.

Par exemple :
Choub’, quand je suis en train de travailler et que je suis dérangé tout le temps, je ressens de la frustration car j’ai besoin de calme et de concentration. Veux-tu bien jouer à côté avec tes jouets, ou bien aller jouer avec maman ?

Un combat de l’autre, les mots sont des murs

communication violence les mots sont des murs
Photo by Jason Rosewell on Unsplash

Car oui, il s’agit d’une méthode non violente.

Or, par habitude, d’éducation de culture, nous avons tous et toutes tendances à être habité par la violence.
Marshall Rosenberg nous rappelle que selon lui, nous avons cette violence en nous.

L’Homme serait-il par nature violent, c’est une grande question, et les avis sont multiples sur la question.
Si l’on en suit Rousseau, l’homme serait bon par nature, la société serait la cause de sa corruption.

D’autres pensent que l’on est foncièrement mauvais, que nous sommes, comme les primates, des êtres qui ont des pulsions meurtrières.

Mal utilisés, les mots ne sont plus des fenêtres mais deviennent des murs. Des murs que l’on essaye de casser, au lieu de chercher la porte pour entrer sans blesser.

Des meurtres et des guerres

Souvent par des motivations purement égoïstes, nous oublions de communiquer avec l’autre. Ce manque de communication nous empêche de comprendre l’autre.

Et avec la non compréhension vient rapidement la peur.

La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance.
Maître Yoda à Anakin Skywalker

De là à penser aux guerres et aux meurtres, il n’y a qu’un pas.

Marshall Rosenberg nous propose alors la communication non violente comme outil pour éviter de rentrer dans cet engrenage.

Ce que ça m’a apporté pour moi, parent

Que dire des relations enfant parent qui sont souvent décrites, et vues, comme un combat réel entre les parents d’un côté et les enfants de l’autre.

Bien trop souvent, je lis qu’il faut rester camper sur ces positions. Il faut que notre enfant obéisse.
On lit des règles pour laisser pleurer son enfant, …

Et si un autre langage était différent ?!
Plutôt que voir cette relation ainsi, j’ai découvert une mode de relation basé sur l’échange. Bien préciser ces besoins, savoir ainsi les écouter pour être juste envers ses enfants.

Grâce à Marshall Rosenberg, j’ai découvert la communication du cœur.  Tout un art !

L’art du dialogue, les mots sont des fenêtres

langage du coeur les mots sont des fenetres
Photo by Ashton Bingham on Unsplash

Un langage du cœur

La communication non violente, c’est avant tout l’art de communiquer avec le cœur.
C’est un nouveau langage que l’auteur nous invite à apprendre.

Et qui dit apprentissage, dit pratique.
Il faudra tester, apprendre, et re-tester, avec bienveillance.

Bienveillance envers soi-même et avec celui ou celle avec qui l’on échange.

De l’importance des mots

Dans le livre, l’auteur appuie sur l’importance des mots : les mots sont des fenêtres.
Des mots sans juger, sans conditionnement.

Avec la partition en 4 temps, on prend le temps de bien préciser ce que l’on ressent, ce que l’on attend.

C’est avec cette volonté de bien présenter ses pensées, avec un langage du cœur, que l’on peut mieux communiquer, sans violence et sans manipulation.

Ce que ça m’a apporté pour moi, parent

C’est l’un des points que j’ai le plus retenu de tout le livre.

L’apprentissage de ce nouveau langage a été une vraie découverte.
Ce langage du coeur, je cherche tous les jours à le parler avec mon enfant.

Bien sûr cela n’est pas simple tous les jours. Bien des fois, je n’ai pas respecté les étapes de la CNV, et je me suis retrouvé avec Choub’ qui se bloquait, se renfermait ou bien exprimait très vivement son mécontentement.

Et pourtant, je garde toujours une réelle croyance dans les bienfaits de l’apprentissage de la communication non violente.

Nous aimons nos enfants, intensément. Quoi de plus naturel que d’utiliser un langage du cœur pour communiquer avec eux.

Ecouter les besoins

Je terminerai par une partie qui est presque la plus importante.

Lorsqu’on écoute une personne parler, il faut se transformer en un détective des besoins de l’autre.
C’est en écoutant réellement ses besoins, sans jugement, qu’il va se sentir écouter, rassurer.

D’ailleurs, si cette prise en compte des besoins n’est pas faite, la personne avec qui l’on échange aura tendance à répéter ce qu’il ressent. Parfois maladroitement (en criant dans un train du train qui ne part pas à l’heure, que ressent cette personne ? Réellement ? Et quels sont ses besoins, les vrais).

Il faut du temps, de la pratique, de l’écoute de soi, pour savoir détecter ses vrais besoins.
Savoir s’écouter, réellement s’écouter, n’est pas une habitude dans nos éducations. Marshsall Rosenberg nous le rappelle dans son livre Les mots sont des fenêtres.

Handicapé pour exprimer ses besoins

Cette éducation qui nous empêche de bien nous exprimer nous fait du tort, à nous, et aux autres.

Il faut par moment l’aide d’une autre personne, initiée à la CNV, pour réussir à exprimer ses besoins.

Comment ?
L’initiée va reformuler les besoins de l’autre, en posant des questions.

Sans juger, avec une curiosité naïve d’un enfant.

Parfois en tapant dans le mille, parfois en étant à côté de la plaque. Mais le plus important ici, ce n’est pas la réussite, c’est avant tout l’échange, avec un langage proche du cœur.

Ce que ça m’a apporté pour moi, parent

Ecouter mes besoins est devenu une priorité.

Attention, je ne suis pas devenu un être égocentrique, c’est tout le contraire.
En écoutant mes besoins, je peux plus facilement exprimer ce que je veux à mes enfants, à ma conjointe.

Les échanges familiaux sont plus sains, plus agréables.

communication non violente pour nos enfants

Enfin, un parent est avant tout un enseignant. Il enseigne la vie à ses enfants.
Je souhaite apprendre à mes enfants à écouter leurs besoins : en le reconnaissant, pour bien les exprimer.

 


J’ai retenu le livre de Marshall Rosenberg Les mots sont des fenêtres car il a complètement changé qui je suis.
En me donnant les clefs pour mieux communiquer, de manière non violente, je peux mieux éduquer mes enfants.

Ainsi, ce livre est un des piliers d’une parentalité sereine selon moi. Plus qu’un pilier d’ailleurs, il s’agit d’une des fondations d’une éducation plus saine, plus juste pour nos enfants.

Et que dire des bienfaits qu’il m’a apporté dans mon entreprise, et dans la relation entreprise-famille.
(j’en parlerai lors d’un prochain article).

Enfin, en pratiquant la communication non violente, je montre et j’apprends à mes enfants cet art de mieux communiquer. En commençant plus tôt, ils pourront encore mieux y arriver !
Pour changer notre futur, et casser nos schémas de violence habituels.

 

Pour acheter le livre Les mots sont des fenêtres rendez-vous ici :

Et vous, quel a été le livre qui a changé votre parentalité ? Vous connaissiez le livre de Marshall Rosenberg ?

 

 

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5 commentaires sur “Le livre qui a changé ma parentalité – Les mots sont des fenêtres ou bien se sont des murs

  1. Salut Evan.
    Super article!
    Je “connaissais” le livre de M. Rosenberg, mais jamais lu. J’ai cependant lu d’autres livres sur la CNV, car ce sujet me passionne et j’essaie de l’appliquer dans ma vie de maman et d’épouse. Pas toujours facile! Je crois qu’on est tous d’accord…
    Pour moi, nous ne sommes pas violents par nature, c’est bien la société qui nous corrompt. Cependant, lorsque nous naissons, nous sommes immatures et les adultes doivent nous montrer le chemin pour devenir, à notre tour, des êtres civilisés. Les bébés n’ont absolument aucune méchanceté, ce qu’ils peuvent faire de violent, ils le font par mimétisme. Ils coopèrent d’ailleurs volontiers avec l’entourage, si l’on arrive à trouver la manière de leur communiquer les choses!!
    Si je ne devais citer qu’un seul livre ayant changé ma vision de la parentalité (je l’ai lu avant de devenir mère), c’est “Le concept du continuum” de Jean Liedloff.

    Natacha

    1. Bonjour Natacha

      Je te remercie de ton retour.
      C’est vrai que l’humain est immature, tout fragile et tellement “manipulable” quand il est bébé.

      Si nous sommes nous aussi corrompus pas notre éducation, il est difficile de bien éduquer à notre tour.
      Les livres, les échanges, notre ressenti, vont nous aider à nous échapper de ces prisons mentales.

      Au plaisir
      Evan

      PS: souhaites-tu participer au Carnaval d’articles ?

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