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Le burn out maternel (et paternel) vu par Florence Beuken, et comment l’éviter

Après une première interview écrite très enrichissante, j’ai eu la chance de pouvoir échanger de nouveau avec Florence Beuken, Thérapeute familiale. Cette fois-ci, nous avons eu le plaisir d’échanger via Skype. Nous avons parler burn out maternel et paternel, et les parents entrepreneurs sont toutes et tous concernés.

Un épuisement, un effondrement

Le burn out maternel et paternel (le burn-out parental) est un sujet de plus en plus reconnu, même s’il est encore méconnu de beaucoup de parents.
Quand on a épuisé toutes ses cartouches, comme le dit Florence Beuken dans l’interview vidéo, notre organisme, notre esprit ne peut plus tenir.

Nous nous retrouvons alors avec des symptômes comme :

  • Un épuisement profond et durable,
  • Une perte d’envie dans quasiment tout,
  • Un énervement pour un rien sur ses enfants, sur son-sa conjoint-e,
  • Des problèmes de sommeil,
  • ….

Plus d’énergie, même plus pour avancer, pour apprécier.

 

Alors comment faire si vous n’êtes pas encore arrivé-e au burn-out ?

Accepter l’imperfection

A la différence de la dépression post-partum qui arrive d’un seul coup (ou presque), le burn-out parental arrive petit à petit, insidieusement.

C’est à force de vivre des micro-frustrations, des déceptions répétées face à l’image que l’on veut avoir qu’on construit notre chemin, inconsciemment, vers le burn out maternel ou paternel.

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Ici, nous avons des personnes qui souhaitent souvent être “parfaites”, qui se mettent la pression pour arriver à tout faire, et surtout bien le faire.

Bien que cela ne soit pas facile :

il faut accepter que nous ne sommes pas parfaits. Ce qui ne fait pas de nous des parents indignes.

L’image que l’on a construit, le fantasme du parent parfait, véhiculé aussi par les médias, nous met la barre très haute quant aux attentes que l’on a de nous-même.

Rajouté à cela l’image des parents qui appliquent la parentalité positive à merveille, sans frustration, et qui sont zen et calme,
nos attentes inconscientes sont décidément trop hautes.

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C’est le premier conseil que donne Florence Beuken pour réussir à ne pas sombrer petit à petit dans l’épuisement parental : il faut accepter l’imperfection.
Et par la même le jugement que l’on pense des autres, et donc envers soi-même.

Optimiser son temps

Après l’acceptation de son imperfection, on peut aussi travailler sur l’optimisation de son temps.

Cependant, bien que Florence Beuken conseille de travailler sur l’organisation de son temps, elle insiste dans l’interview sur l’acceptation que l’on ne peut pas tout faire.

C’est un des conseils que je vous propose lors de la vidéo pour améliorer son temps : choisir les priorités, et appliquer la loi de Pareto (20/80).
Si l’on ne fait pas tout mais que l’on fait ce qui est le plus important, on a gagné, et on peut se déculpabiliser.

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Et même si vous n’avez pas réussi à tout faire sur les 20% les plus importants, ce n’est pas grave. Vous ferez sans doute mieux demain, ou après-demain, ou différemment.

 

Un exemple concret de Florence Beuken ?
Elle ne repasse plus, et c’est un vrai gain de temps !

Comment se sortir de son burn out maternel ou paternel

Avant d’être épuisé-e, effondré-e, nous avons encore l’énergie d’aller voir :

  • Des amis,
  • Sortir,
  • Voir des associations,
  • La mairie pour demander où se trouvent les centres ou associations d’aide parentale,

Pour trouver le réconfort dont on a vraiment besoin durant ces moments difficiles.

Une fois que l’on est en plein dans le burn-out parental, cela devient presque impossible de sortir, d’avoir même l’énergie pour y penser, pour oser.

Au bout d’un moment, pourtant, un cheminement se fait dans notre esprit, et on peut se dire qu’il faut se faire aider, soutenir par un-e professionnel-le.

Le(s) rôle(s) du-de la thérapeute familiale

Grâce à l’interview de Florence Beuken, j’ai encore plus ouvert ma vision sur l’importance des thérapeutes familiaux :

  • Nous y trouvons un recul nécessaire pour analyser ce que nous vivons, souvent tête dans le guidon,
  • On peut alors analyser ensemble, sans jugement
  • C’est un travail commun, à faire à deux
  • C’est aussi un accompagnement, un soutien,
  • Une bouffée d’air frais, loin du stress de la maison

 

Savoir aussi se séparer de ses enfants, un peu

A force de tout le temps être avec ses enfants, on peut aussi accélérer la venue du burnout parental.

Pouvoir souffler aussi, ça fait du bien.

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Florence Beuken conseille par exemple de déposer ses enfants à la crèche, au périscolaire, au moins 2 ou 3 jours par semaine.
Et puis, lorsque l’on est parent entrepreneur, ça nous permet de se concentrer sur notre travail, de retrouver notre bulle de concentration.

 

On peut pas de toute façon assurer sur tous les fronts, si l’on met la même énergie partout.
Non à la perfection imaginaire.


Je remercie chaleureusement Florence Beuken pour cette seconde interview, très enrichissante !
Nous pouvons être toutes et tous, nous les parents entrepreneurs, touchés par le burn out maternel paternel.

Il est très apaisant de savoir qu’il existe des professionnels qui sont là pour nous aider, nous accompagner.

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