le droit à l'erreur, c'est autorisé

Maman, Papa, j’ai le droit de faire des erreurs ?

Faire des erreurs, tomber pour mieux se relever : tout enfant a connu ça ! Pour apprendre à marcher, à courir, ou bien faire du vélo. Le droit à l’erreur est un droit qui permet à tout le monde de se responsabiliser. Et si on pouvait l’avoir, même en entreprise ?

 

Apprendre à marcher

Revenons sur notre enfant, ou l’enfant que l’on a été.

Quand on est allongé, et qu’on va commencer à se mettre à quatre pattes, on a peu de chance de commettre des erreurs.
Alors qu’une fois à quatre pattes : c’est la liberté  !

On peut enfin se déplacer où l’on veut ! Et les premières tentatives arrivent. On teste, on apprend qu’un verre peut casser, que le chat si on lui marche sur la queue, il peut griffer.

On commet nos premières erreurs. Et on apprend.

On grandit, on apprend alors à se mettre debout, et on … tombe. Et bien, même !
On ressaie, on retente, et on .. retombe, et là, ouch ça fait mal, premiers bobos bien costauds !

Que se passe-t-il si les parents nous répètent à tout bout de champ :

  • attention, tu vas te faire mal !
  • non, ne va pas par là !
  • oulà, attends que je t’aide (et on l’aide vraiment) !
  • attends, là tu ne vas pas y arriver …

 

Que se passe-t-il dans la tête de l’enfant, va-t-il vouloir continuer à apprendre ?

En tuant dans l’oeuf cette envie d’apprendre, nous allons bloquer l’initiative, la confiance et l’autonomie de nos enfants

Un moment marquant

Notre enfant grandit et il se met à faire, mettons, du cheval.

Au début, le cheval s’est “facile”, et pourtant déjà l’animal fait peur.
Après avoir dépassé sa peur, notre enfant commence à prendre confiance en lui. Et ça va de mieux en mieux.

Et là, bam, il tombe de cheval ! Les pleurs arrivent (normal), les peurs arrivent (normal aussi) !

Que faire ?

En étant à l’écoute de son enfant, et en l’accompagnant dans sa peur, nous allons l’aider à ré-essayer.
Dans ces moments-là, si l’on dit : “ah tu vois, fallait faire attention”, ou bien “c’est de ta faute aussi, tu aurais du”, la seule chose qu’on va réussir à faire : c’est de cristalliser ses peurs.

Et de la peur, nous pourrons arriver vers un vrai blocage, voir une phobie.

Au lieu de cela, il faut aider l’enfant à réessayer au plus vite de retenter l’aventure, de continuer malgré l’échec qu’il a eu.
Et si l’on lui enseigne, depuis tout petit, qu’il faut toujours essayer pour y arriver, pour s’améliorer, l’enfant voudra de lui-même remonter sur le cheval.

L’anecdote

Mon père, quand je suis tombé de cheval, m’a dit une phrase marquante :

Remonte tout de suite sur le cheval, il ne faut surtout pas laisser la peur te bloquer !

Et il a eu raison ! Car depuis je n’ai plus peur.

 

L’échec n’était pas grave (j’ai juste eu des bleus), et sans jugement, j’ai pu comprendre pourquoi je suis tombé, et je ne suis plus jamais tombé. (bon j’ai jamais appris à sauter des obstacles avec un cheval, non plus 🙂 )

 

Commettre des erreurs quand on est adulte

Et comment cela se passe dans une entreprise ? Doit-on laisser la possibilité à nos salariés, à nous même, de commettre des erreurs ?

L’exemplarité du dirigeant, de la dirigeante

Souvent, les salariés attendent beaucoup de celui ou celle qui dirige leur entreprise.
Ils attendent d’elle, de lui, une exemplarité, qui demande beaucoup d’efforts et d’attention.

Or, dès qu’il-elle fait une erreur, toute son autorité, toute la confiance que les salariés avaient mis en lui, en elle, s’effondre.

L’entrepreneur-e est souvent jugé-e sur ses résultats. Le droit à l’erreur n’existe souvent pas.

Et si l’on changeait la donne ?
Au lieu de se présenter comme celui ou celle qui fait tout bien, que diriez-vous de cultiver une culture d’entreprise où :

  • les salariés ont le droit de commettre des erreurs, et c’est normal et bénéfique,
  • la direction a également le droit de commettre des erreurs, sans être jugé-e et rabaissé-e par ses collaborateurs ?

Ne pas faire la mouche

Mais commettre une erreur, pour la répéter 10 fois, 20 fois, 100 fois, non, ce n’est pas bon.

Évitons de devenir la mouche qui s’entête devant une fenêtre.

Prenons alors du recul sur la situation, et à chaque erreur commise, posons-nous les questions suivantes :

  • Pourquoi j’ai fait cette erreur ?
  • Que pourrais-je faire pour ne plus la refaire, ou atténuer ses effets ?

 

L’erreur, comme méthode de management, d’apprentissage

L’erreur devient alors l’action à commettre pour apprendre.
L’erreur permet ainsi de toujours s’améliorer.

C’est une des clefs d’un management permissif, d’un management bienveillant (la vraie bienveillance).

Pour conclure, je prendrai cette phrase assez connue de Mickael Jordan :

J’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi je réussi.

 


Et vous, vous fonctionnez comment avec les erreurs de vos enfants, avec vos erreurs ?

 

 

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